Des origines complexes d'une pratique profondément enracinée

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Il n'y a pas d'informations précises sur les origines historiques des MGF, mais elles auraient apparemment commencé bien avant la naissance du Christianisme et de l'Islam. A l'origine, les MGF ne concernent aucune religion.
 
Il semble que les jeunes civilisations romaine et arabe connaissaient cette pratique qui était liée à un idéal de virginité et de chasteté. Ces valeurs sont, comme nous le savons, chéries par les cultures africaine et arabe.
 
Dans la Rome Antique, cette pratique était subie par les femmes esclaves pour oppresser leur sexualité et augmenter leur valeur. Herodotus parle d'une égyptienne ayant été coupée, autour de 500 avant Jésus-Christ.
 
Une opinion courante dit que les MGF sont d'origine égyptienne. Une des théories soutient que les pharaons croyaient que les dieux étaient bi-sexuels – alors, dans chaque être humain il devait y avoir une partie masculine et féminine. La partie féminine d'un homme était située au niveau de son prépuce et la partie masculine de la femme au niveau de son clitoris. Pour faire partie entièrement de la société en tant qu'homme et femme, chacun devait être circoncis.
 
Une autre théorie affirme que la pratique était faite par les pharaons pour protéger la chasteté de leurs femmes pendant les guerres. Le nom commun pour l'infibulation est ''circoncision pharaonique'' et serait liée à cette théorie. Le nom somalien pour cette pratique est ''Gudniin Fircooni'', ce que signifie ''enlever selon le pharaon égyptien''.
 
Cependant, l'égyptologie moderne n'approuve pas totalement que les MGF aient été pratiquées par les Pharaons. Selon certaines sources des traces de mutilations sexuelles étaient trouvées sur des momies. D'autres spécialistes nient cette théorie. Le fait que beaucoup de médecins de l'Egypte Ancienne étaient des nubiens peut signifier qu'ils ont apportés la pratique des MGF avec eux.
 
Nous sommes certains que les Mutilations Génitales Féminines n'ont jamais été limitées au continent Africain. Les Aborigènes du continent Australien exécutaient les Mutilations Génitales Féminines.


 
Les Phéniciens semblent l'avoir fait, les Hittites, les Ethiopiens, les Incas du Mexique et des éthnies en Amazonie et dans les Philippines.
 
De plus, il n'y a aucune trace d'une telle pratique dans l'histoire des amérindiens d'Amérique du Nord. Au 19ème siècle en Europe, les filles et les femmes étaient mutilées pour guérir la masturbation et, reliées à cela, les maladies mentales. L'homosexualité féminine, la nymphomanie et l'hystérie étaient ''soignées'' de cette façon. J. Marion Sima, ''père'' de la gynécologie recommandait cette pratique et trouvait ses adeptes.
 
Dans l'Angleterre Victorienne, la clitoridectomie avec ou sans excision des lèvres inférieures est liée à Isaac Baker Brown, gynécologue et chirurgien qui a publié en 1886 les résultats de son étude sur la curabilité des maladies mentales chez les femmes [1]. Il était convaincu que la clitoridectomie était le meilleur choix pour le traitement des troubles sexuelles. Pendant cette période, la sexualité des femmes est niée, particulièrement dans l'aristocratie et la classe moyenne anglophone. Malheureusement, ces formes brutes de chirurgie sans base scientifique sont répandues. [2]Il paraîtrait que la dernière clitoridectomie connue pour l'une de ces raisons a été accomplie en 1953, au Kentucky; [3]Le tabou de la sexualité féminine et ses coutumes relatives pourraient être une des raisons de la pénurie d'informations historiques, comme elle est la raison pour laquelle il est encore difficile de recevoir des informations précises. Les racines historiques sont menées par une combinaison de croyances, de superstitions et de valeurs culturelles et sociales plus que pour des raisons religieuses. Les MGF restent un mystère. Il semble qu'en 2016 nous devions fermer le chapitre historique avec les mêmes mots qui ont été utilisés en 1992, se référant à une source de 1981 [4]:
 
''En effet les origines sont impossibles à déceler''.


[1] Brown, I.B., On the curability of certain forms of Insanity, Epilepsy, Catalepsy, and Hysteria in females, London, 1866

[2] Black, J., 1994, pp. 402-405

[3] Wright J. Female genital mutilation: an overview. J Adv Nurs 1996;24:251-9, cit. in: Conroy, R.M., 2006, p. 106

[4] McSwiney M.M., Saunders P.R., 1992, p. 136
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Les MGF

Définition des MGF

Comment cela se fait

Conséquences

Qui est concerné ?

Le rôle de l'homme

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Tolérance Zéro